..."Je suis un émir du golfe" murmurait un étrange client du café où j'entrais avec un ami. Je n'ai pas immédiatement compris mais il avait l'air soigné et surtout très zen, il ne pensait à rien. Il n'avait pas peur pour le diner de ses enfants ni pour son bureau , tout allait bien ! Il faut dire que le petro-dollar est quasiment à son maximum. Jl y avait un miroir où tout le monde pouvait se regarder et j'essayais de le contempler discrètement. Mon ami n'a pas pu tenir sa langue et a immédiatement commencé à parler de salafisme et daech. Mon ami aloulou est un musulman pratiquant et c'est un fin connaisseur de l'histoire des mouvements islamistes. L'émir regardait fixement la télévision etjetait de temps en temps un regard en notre direction,: peut être que le sujet le dérangea. Aloulou qui avait beaucoup de sympathie pour nos fréres arabes essaya de démontrer par un raisonnement très argumenté que erdogan a trahi l'arabie saoudite et trafiquait ses intérêts avec Israel qui a bombardé un terroriste libanais en syrie sans que provoquer d'indignation à travers le monde. Je ne compris pas si mon ami aloulou applaudissait israel ou les maudissait et je conclus qu'il voulait provoquer l'emir sur les relations du monde arabe avec israel. Je n'étais pas d'accord avec aloulou : mais je sais qu'erdogan ne laisse aucune chance à ses ennemis de l'intérieur comme de l'extérieur". - "c'est un long sujet " répliqua aloulou.. L'émir avait quitté le café me laissant penser que l'argent faisait le bonheur tant il semblait riche et distingué et que ces gens là avait des fréquentations autre que les gens moyens que nous sommes.
dimanche 21 février 2016
jeudi 11 février 2016
Au café des délices
Je ne suis pas allé dans ce café depuis belle lurette. c'est un endroit confortable et accueillant où je prends une bonne tasse de café lorsque mon humeur est apaisée et que je retrouve le gout de la vie. Cependant, aujourd'hui le café est triste comme si un crime s'y serait passé. Le patron me sourit à peine et le serveur essaie de se montrer aimable sans plus. Une fois la commandepassée, mon ami me rappelle qu'à la table à coté est assis le fameux mafieux "bastardo" en personne et apparemment il trafique un nouveau stratagéme. Il n'est pas seul, une jeune femme l'accompagne, elle lui souffle les dernières infos du clan : la mort de "allouch" dans un accident de voiture, la montée de la star de la contrebande "haffa" après un accord conclu avec les russes...etc. Bastardo était tranquille, il était prés de sa planque et la police ne se doute pas de ce qu'il fait. PUis sont arrivés ensemble deux jeunes adultes bien habillés "Nassim" et "Rayen", ils travaillent dans l'informatique.. Mais le café ne s'est pas animé pour autant et je compris le malaise, s'ils sont ici, c'est que ces mafieux traquent le patron du café accusé de travailler pour la police. La dernière fois qu'il y a eu un probléme dans cet endroit, un groupe de drogués puant le cannabis se sont pointés pour foutre le bordel, c'est déjà arrivé par deux fois dans des cafés de cité ennasr. Mon ami tenta de me parler de ses affaires mais j'étais de bonne humeur et il ne voulut pas gâcher mon après midi par la criseque traverse sa société même si je lui ai proposé de lui rendre service. Au fond de moi, je ne pensais qu'à une chose : tant qu'on vit honnêtement, il y aura toujours quelqu'un pour reconnaitre notre mérite mais il existe des gens qui ont le mépris de la droiture et je dirai même de la société qui ne vous laissent jamais tranquille même lorsque vous leur tournez le dos, et ils feront tout pour vous nuire du moment que vous êtes propre.
dimanche 24 novembre 2013
Au pouvoir, Ennahdha se brule les ailes.et plonge le pays dans le crise..
Les tunisiens assistent depuis l’assassinat
de feu mohamed Brahmi à la plus grosse cacophonie politique de l’histoire du
pays. Cette cacophonie a des conséquences très négatives et les pertes au
niveau économique se chiffrent par milliards. Entre un gouvernement qui refuse
de plier et une opposition incapable de se faire entendre, le pays vit au
rythme des mauvaises nouvelles : nouvelles taxes, dégringolade du dinar,
difficultés budgétaires…etc
Pendant ce
temps là, le gouvernement feint de trouver des solutions démocratiques pour
dégoupiller une crise comme l’instauration de nouvelles dispositions pour
accélrer le travail au sein de l’ANC, rapidement abondonnées car n’est pas du
gout des alliés d’ennahdha. Mais le désarroi est palpable dans les rangs de la
majorité qui a délégué à Rached Ghannouchi le soin de remettre à flots la troika
totalement déboussolée par la rupture avec l’opinion publique sur des questions
d’intérêt général.
L’équipe
dirigeante au sein du gouvernement croit cependant encore à la légitimité de
son élection et entend ne pas abondonner le navire en pleine mer. Après avoir
refusé de fixé une date des fins des travaux de l’assemblée constituante,
ennahdha et ses alliés ont trahi le vote légitime qu’ils ont obtenu de manière
transparente.
Aujourd’hui,
L’initiative du quartet (composé de l’UGTT, UTICA, LTDH et l’ordre des avocats)
a échoué en dépit des tentatives et un tel évènnement ne fera qu’enfoncer la
troika dans son isolement. Ennahdha a totalement échoué dans l’exercice du
pouvoir et surtout à montrer qu’elle reste une force qui agit en faveur de la
démocratie et du consensus. Le parti de Rached Ghannouchi n’est plus donc une
force politique incontournable et certaines voix dissonnantes commencent à se
faire entendre via des démissions en masse au sein du parti.
Le pouvoir
est devenu obseléte en Tunisie par sa propre gestion catastrophique et sa défaite
aux prochaines élections ne sera qu’une formalité.
mercredi 20 novembre 2013
L'assassinat qui méne au complot.
L'assassinat de chokri belaid est il l'acte d'un groupe armé terroriste qui agit sans le moindre raisonnement ? L'issue du scrutin du 23 Octobre, une fois connue, personne ne s'est remis à travailler comme avant. Pleins de calculs, de doutes et de questions ont émergé avec la victoire d'ennahdha. Certains pensent à s'accaparer tous les pouvoirs, tandis que les autres cherchent à soigner leurs plaies et sécher les larmes de la défaite. Il aurait fallu suite à lélection de l'assemblée constituante, poursuivre le processus de transition en organisant les municpales (même sous la houlette de ma troika) afin de réorganiser tant soit peu la vie institutionnelle et en donnant au citoyen la possibilité de s'adresser à d'autres institutions que l'anc. Ce role crucial que jouent les municipalités dans notre vie, est un chainon manquant de l'apré&s révolution, partout voit on les saleté, les infactions commerciales et d'autres signes d'effritements. La mort de belaid est venue assassiner l'espoir d'un retrour à la normale en Tunisie car beaucoup y ont vu le moyen de passer des revendications partisanes au dessus de l'intérêt du pays. Cet assassinat ne peut être que le fruit d'un complot dont les complices actifs ou passifs crient tous à l'intérêt de la Tunisie et affirment qu'ils sont les dignes héritiers de feu Mohamed Bouazizi.
Beaucoup se sont mis à défendre des intérêts immédiats, comme s'il fallait que la constitution ne soit pas écrite ou qu'il faudrait venger la mort par la mort alors que l'enjeu est tout autre. La Tunisie est assoiffée de liberté, avide de prospérité et elle n'a obtenue que des simulacres de débats encouragés par des médias plus bas que la ceinture. L'organisation d'élections aujourd'hui relève du factice tant le dialogue n'a abouti qu'à empirer la situation au lieu de désenvenimer les choses.
Le véritable assassin de belaid court toujours et se croit sans doute hors d'atteinte ùais la justice le pourchasse et le retrouvera, j'ai confiance en notre état tunisien pour le retrouver et le faire payer le tort qu'il nous a causé.
Beaucoup se sont mis à défendre des intérêts immédiats, comme s'il fallait que la constitution ne soit pas écrite ou qu'il faudrait venger la mort par la mort alors que l'enjeu est tout autre. La Tunisie est assoiffée de liberté, avide de prospérité et elle n'a obtenue que des simulacres de débats encouragés par des médias plus bas que la ceinture. L'organisation d'élections aujourd'hui relève du factice tant le dialogue n'a abouti qu'à empirer la situation au lieu de désenvenimer les choses.
Le véritable assassin de belaid court toujours et se croit sans doute hors d'atteinte ùais la justice le pourchasse et le retrouvera, j'ai confiance en notre état tunisien pour le retrouver et le faire payer le tort qu'il nous a causé.
vendredi 18 octobre 2013
L'élite absente des débats intellectuels sur le terrorisme
Deux membres des forces de sécurité viennent de tomber dans la région de Gbollat dans le nord tunisien aprés une attaque perpétrée par des terroristes dont l'origine est inconnue. Ces deux décès ont susciété le choc et l'émotion au sein des tunisiens et ont rappelé que la guerre contre le terrorisme est loin d'être terminée. Mais peut on dire que la Tunisie fait assez dans la lutte contre les extrémistes ?
Les activités terroristes en Afrique du Nord et dans le Moyen-Orient ont repris de plus belle aprés la mise en ligne d'un film portant atteinte à la religion musulmane qui a créé un déclic au sein d'Al-qaida pour perpétrer de nouveaux crimes. En Tunisie, l'indignation de certains fanatiques est allée jusqu'à attaquer l'ambassade américaine, mollement condamnée par ailleurs par les autorités en place. Depuis ces attaques, plusieurs acyes terroristes contre les forces armées se sont produits. Ce genre d'évennements est de nature à laisser penser que la Tunisie post 14 Janvier est le lieu choisi pour l'installation d'une succursale du terrorisme international.
Cette tunisie révolutionnaire est désormais à la recherche d'une nouvelle constitution oubliant ontexte régional et international. L'élite tunisienne est prise par l'euphorie du succés de la révolution dans un pays qui est demeuré stable et qui a repris doucement le chemin de la croissance économique. Pour prendre un exemple, les tweets de la philosophe Olfa Youssef sont éloquents de la passion de certains pour la chose politique placée au dessus des débats de fond pourtant critiques pour le destin du pays.
La pauvreté des débats sur l'extrémisme et sa place dans la Tunisie post-révolutionnaire n'a fait qu'empirer les choses. Des milliers de jeunes se sont embarqués vers la Syrie au nom du Jihad pour libérer, les fréres syriens du joug du tyran mais ces départs me font penser qu'il faut davantage de moyens militaires et économiques pour combattre l'extrémisme et que le pays court un grave danger s'il ne réagit pas de sitot.
Les activités terroristes en Afrique du Nord et dans le Moyen-Orient ont repris de plus belle aprés la mise en ligne d'un film portant atteinte à la religion musulmane qui a créé un déclic au sein d'Al-qaida pour perpétrer de nouveaux crimes. En Tunisie, l'indignation de certains fanatiques est allée jusqu'à attaquer l'ambassade américaine, mollement condamnée par ailleurs par les autorités en place. Depuis ces attaques, plusieurs acyes terroristes contre les forces armées se sont produits. Ce genre d'évennements est de nature à laisser penser que la Tunisie post 14 Janvier est le lieu choisi pour l'installation d'une succursale du terrorisme international.
Cette tunisie révolutionnaire est désormais à la recherche d'une nouvelle constitution oubliant ontexte régional et international. L'élite tunisienne est prise par l'euphorie du succés de la révolution dans un pays qui est demeuré stable et qui a repris doucement le chemin de la croissance économique. Pour prendre un exemple, les tweets de la philosophe Olfa Youssef sont éloquents de la passion de certains pour la chose politique placée au dessus des débats de fond pourtant critiques pour le destin du pays.
La pauvreté des débats sur l'extrémisme et sa place dans la Tunisie post-révolutionnaire n'a fait qu'empirer les choses. Des milliers de jeunes se sont embarqués vers la Syrie au nom du Jihad pour libérer, les fréres syriens du joug du tyran mais ces départs me font penser qu'il faut davantage de moyens militaires et économiques pour combattre l'extrémisme et que le pays court un grave danger s'il ne réagit pas de sitot.
jeudi 17 octobre 2013
Le gouvernement provisoire synonyme de faillite
Le cerveau du tunisien est englué depuis le 23 Octobre 2011 dans le marasme politique que vit la Tunisie aprés l'annonce du parti qui a remporté les élections de ne pas fixer une date à la fin de sonmandat. Chaqireue jour apporte son lot de nouvelles désolantes sur la marche d'un pays qui a réussi à s'approprier la notion de démocratie et le citoyen s'en trouve à la merci d'hommes politiques sans foi ni loi érigés en chantres de la révolution. Nous en sommes, tunisiens, à oublier lesvrais dangers qui guettent l'Etat à savoir: Insécurité (terrorisme), Déconfiture de l'économie (Commerce paralèlle) et Contre-révolution (Instinct liberticide). Ces fléaux qui rongent le pays ont pu trouver du champs que le gouvernement provisoire a laissé libre. Ce même gouvernement provisoire pense pouvoir aujourd'hui faire oublier ses échecs lamentables et un de ses portes-paroles croit encore en la victoire aux prochaines élections. Nous n'avons que trop écouté les mensonges d'un premier ministre qui en 2012 parle d'économie comme un vrai débutant et qui ne fait aucune différence entre prix courants et prix constants. Le mensonge et la langue de bois sont devenus l'apanage de ce gouvernement qui ne fait pas face à ses responsabilités et qui a failli. Mais, le meilleur est encore à venir...
dimanche 17 mars 2013
L'invraisemblable passion de Wycm et Maya (2)
Je réfléchis à ma séparation avec Maya depuis que nous nous sommes
séparés un mauvais jour de Juin 20... Elle était venue me voir dans un bel
ensemble bleu marine toute bronzée et intimidée par mon arrivée impromptue. Ses
cheveux tombait sur ses épaules et faisait d'elle une femme arabe d'une beauté
imaginaire.
Les échanges étaient si doux et
agréables que tout me donnait envie de l'emmener avec moi. Nous n'avions pas
envie de rire, tous les rires semblaient forcés. Car au fond de nous-mêmes,
nous étions contents par la solide entente sur tous les sujets qui régnait
entre nous.
Ce qui rendait la discussion
plus intime, était le rapport qui s'est installée entre Maya et moi au cours
des mois précédents. Au téléphone, nous ne faisions qu'un seul être et cela
n'avait aucun mal à se prolonger lors de nos rencontres.
Mais ce jour-là, sur le chemin
de retour, avant de nous séparer, elle me glissa qu'elle avait envie de rompre.
Je me sentis alors pris d'un soudain étranglement ne comprenant pas le motif
d'une telle décision. Je n'essayais point de la convaincre de mon amour et je
fus bête.
vendredi 15 mars 2013
L’insécurité, symptôme du malaise social des tunisiens
Les incidents sécuritaires se multiplient en Tunisie depuis
quelques semaines. L’étincelle qui a mis le feu aux poudres est l’assassinat du
leader d’extrême gauche Chokri Belaid. Ce crime qui a semé la terreur dans le
pays a entrainé l’éclatement de plusieurs confrontations violentes (physiques
ou verbales) entre groupes idéologiques ou religieux antagonistes.
La multitude des incidents et leur diversité est de nature à
mettre en relief tout le malaise ressenti par les tunisiens dans un contexte de
morosité économique et pauvreté croissante des ménages.
Nul doute que les chiffres de l’insécurité au ministère de
l’intérieur sont en augmentation exponentielle. Cela peut se vérifier par les
multitudes agressions, perpétrées par foules de délinquants. Les islamistes extrémistes
ont tenté d’attaquer des jeunes lycéens, par exemple, en raison du
« Harlem Shake ». Cette courte scène de danse en groupe a suscité
l’ire des slavistes qui ont tenté de l’empêcher à plusieurs reprises, sans
oublier que le ministre de l’éducation a ordonné l’ouverture d’une enquête
interne sur le déroulement de ces « scénettes » de danse innocente
dans les lycées.
Autre fait grave, la résurgence de découvertes de caches
d’armes plus ou moins importantes, comme celle de Ben Guerdane, dans
l’actualité. Le pays semble avoir été aux mains des criminels aux premiers
jours de la révolution, pour que ces malfaiteurs aient eu la possibilité de
stocker ces armes en toute impunité.
Il ne faut pas être dupe cependant. L’absence de volonté
politique de régler les problèmes du pays laisse entrevoir deux explications.
La première est le manque d’expérience des hommes en place au gouvernement. En
effet ces derniers semblent ivres de leur arrivée au pouvoir et ne ressentent
d’aucune manière le désespoir de tout un peuple face à une situation qui empire
de jour en jour.
Pendant que les classes populaires croupissent dans la
pauvreté, les hommes politiques de la Troïka font de la légitimité des élections
un leitmotiv pour garder leurs places comme s’ils se croyaient éternels à leurs
places de députés ou de ministres. La crise politique enflant chaque jour
davantage, les discussions pour la formation d’un gouvernement s’éternisent et s’accompagnent
de déclarations tapageuses sur l’entrée d’un tel et la sortie de l’autre du
futur gouvernement. Il est primordial
donc de constater que la crise que traverse le pays engendre la violence et non
le contraire.
La deuxième serait plus sous la forme d’une question sans
réponse : » certains leaders politiques ne joueraient pas la politique du
pire qui sert leurs dessins cachés ? ».
Mais la profondeur du malaise, est malheureusement
supérieure aux tentatives de certains politiques de calmer les choses. Pis
encore, certaines déclarations font ressentir davantage les maux du pays
pionnier du printemps arabe à la population au lieu de la réconforter.
mardi 29 janvier 2013
L'ignominie des profanations religieuses en Tunisie...
Parmi les récents évènements qui secouent l’opinion tunisienne et mettent en exergue l’apathie du
gouvernement face à la criminalité qui vise l’identité des tunisiens la recrudescence de la délinquance qui vise les monuments religieux. Elle montre vers quoi peuvent muter les
groupes criminels en Tunisie après la révolution.
Mais comment donc s’expliquent ces actes ?
Les attaques et profanations des édifices religieux ne sont
pas un fait nouveau. Ils expriment
l’intolérance de certains groupes à la foi et aux croyances des autres. De tels
actes sont perpétrés à travers le monde comme la profanation des cimetières en Europe
par les néo-nazis. Des actes similaires ont également lieu en Afghanistan, où
les talibans ont détruit la fameuse statue du Buddha de Bamyan. Ces derniers
mois, au Mali, les djihadistes d’Aqmi se sont mis à détruire les mausolées de
saints musulmans au dam de tous les habitants de ce pays.
En Tunisie, également, des énergumènes se sont attaqués
récemment aux mausolées de saints tunisiens, édifices faisant partie du
patrimoine mondial de l’humanité. En tout, 35 incendies ont touché les
« dharihs » de saints tunisiens causant l’ire des soufis.
La place des saints tels que Abu al Hassan Chedly ou Ibn Abi
Dhiaf est prépondérante au sein de la population tunisienne tant leurs faits étaient
bénéfiques pour autrui. Il existe actuellement en Tunisie plusieurs confréries
soufies qui tentent de faire vivre le souvenir des saints musulmans en
organisant des sorties et des kermesses à leurs gloires.
Plusieurs arrestations ont été effectuées parmi les
responsables de ces outrages, le pire est qu'ils soient tous tunisiens qui commettent des atteintes à la mémoire des
tunisiens et des musulmans en général.
lundi 21 janvier 2013
Une bouffée d'oxygéne...
Il existe parfois des moments de solitude qu’il importe d’apprécier
à leur juste valeur. Il faut reconnaitre qu’être seul représente par certains
aspects un avantage.
Une de mes amies que j’ai revues récemment était dans un tel état de dépression
qu’elle donnait l’air d’être comme moi il y a 2 ou 3 ans. Hagarde, ayant l’air
de réfléchir dans le vide, ce qui toutefois n’est le signe que d’une recherche d’inspiration pour
repartir.
Qu’est-ce que ça fait du bien de se débarrasser de ses
obstacles.
Je suis chez moi, enfermé depuis presque 9 mois avec en tout
l’équivalent de 3 semaines de sorties, ce qui est très peu pour quelqu’un qui
tente de vivre normalement. Sans amis ou presque et loin de ses proches, la vie
ressemble davantage à une lutte pour rester en contact avec la société.
vendredi 18 janvier 2013
Comment tu sais que tu vis en banlieue en Tunisie ?
Après qu’une révolution ait eu lieu en Tunisie, toute l’attention
des politiques comme des opérateurs économiques et publics s’est portée vers
les régions intérieures du pays qui souffrent d’un déficit chronique de
développement. Les protestations des citoyens de ces régions montrent le degré
de désespérance dans ces territoires. Mais malheureusement, le mal de la
marginalisation atteint aussi les banlieues des grandes villes et de la
capitale.
Quelques fois même, le citoyen tunisien se demande quelle malchance
a fait qu’il se retrouve dans une banlieue déshéritée de Tunis ?
Qui pourrait se douter que la révolution tunisienne a aussi
eu lieu dans les banlieues des grandes villes tant la qualité de la ville y est
médiocre. L’état des lieux est alarmant tant les carences sont criantes à tous
les niveaux : infrastructures, transport, santé… tout manque !
Prenez l’exemple d’un gouvernorat comme l’Ariana, un simple
déplacement entre le centre de l’Ariana et cité al-Intilaqa peut vous prendre 2
heures ! Il vous serait plus aisé de vous rendre à Sousse, même en train.
Ne parlons pas d’un bus qui fait la desserte entre les deux localités, le 514
de la SNT qui est toujours bondé, personne n’ignore que prendre le bus à Tunis
en heure de pointe rappelle l’enfer tant les gens sont entassés les uns sur les
autres.
Supposons que pour échapper à l’enfer des transports en
commun, vous achetiez une voiture car vous avez économisé de l’argent gagné
sainement ? L’état des routes et des chaussées est catastrophique tant
pour les automobilistes que les piétons ! Certains quartiers pourtant prétendument
viabilisés ressemblent à une mare de boue chaque fois qu’il pleut.
Pour ce qui est de la santé, plusieurs incidents se sont
multipliés dans les hôpitaux pourtant jouissant d’une certaine reconnaissance
pour la qualité du service. Cela est symptomatique de l’exaspération des
citoyens face aux difficultés du quotidien ; chômage, précarité, pauvreté…
De tels cris d’alarme ne doivent pas rester inécoutés !!!
Tant de carences ajoutées
au stress du quotidien dans le travail, les occupations familiales et
les responsabilités, font que vivre en banlieue est une vraie sinécure pour des
citoyens hagards devant le spectacle pitoyable des hommes politiques soucieux d’occuper
une chaise au parlement ou dans un ministère que de servir leur pays. A bon
entendeur, Salut !
jeudi 17 janvier 2013
Le remaniement du gouvernement est aveu d'impuissance...
Des mois que
la tête du gouvernement annonce un
remaniement touchant plusieurs portefeuilles y compris les ministères
régaliens. Ce remaniement vient d’être repoussé après le 20 Janvier en raison
de désaccords persistants au sein de la troïka. Mais en fait, pourquoi ce remaniement ?
Le
remaniement au sein de la troïka est dû principalement à l’incapacité du
gouvernement à faire face aux malaises grandissants au sein de la population.
D’abord, il a fallu plusieurs semaines pour la constitution d’un gouvernement
comprenant plus de 50 ministres et secrétaires d’états ainsi que l’attribution
des postes de chef d’état à Moncef Marzouki, premier ministre à Mohamed Jebali
et président de l’assemblée constituante à Mustapha Ben Jaafar. Ce long moment démocratique de répartition
des rôles au sein du pouvoir, a été très fastidieux pour la population
désireuse de retrouver un niveau de vie correct : meilleure répartition
des richesses et moins de chômage.
Le
gouvernement mis sur les rails, le pays semblait respirer. De nombreuses aides
étrangères arrivent ce qui permet au pays de rester à flot économiquement. Malheureusement,
à ce moment-là, ce sont les démonstrations salafistes qui perturbent la vie des
citoyens. Par leurs violences et leurs revendications totalement étrangères aux
revendications populaires. Le gouvernement n’y prêtera pas son attention se
contentant de critiquer ces apparitions en constatant que les salafistes font
partie de la « famille » islamiste. Cette méconnaissance de la
réprobation des tunisiens pour le salafisme explique entre autres les insuffisances
sécuritaires du gouvernement.
Après une
saison touristique jugée « bonne « par les observateurs économiques,
les problèmes commencent. La rentrée scolaire passée, une crise alimentaire
inédite, en Tunisie, fait son apparition : Il n’y a plus de lait dans les
magasins. Le gouvernement incapable de prévoir cette pénurie, met un mois avant
de réagir par l’importation du lait slovène puis turque.
Peu avant
cette crise, les tunisiens sont surpris de voir l’ambassade des États-Unis d’Amérique
attaquée et dévastée par des hordes de barbus qui ont surpris les forces de
sécurité postées devant l’ambassade en passant par derrière. Cette attaque ne
manquait de contenancer le citoyen ordinaire et mit en exergue le laxisme
sécuritaire du gouvernement.
En plus,
beaucoup de citoyens ont ressenti beaucoup de déceptions quant aux frasques de
plusieurs ministres dont Rafik Abdessalem, et le comportement violent des
ligues de protection de la révolution (LPR) qui apparaissent comme le vrai bras
armé d’Ennahdha.
Finalement,
qu’en sera-t-il après le remaniement ? Une fois retouchée, l’équipe
dirigeante devra veiller à l’achèvement de la constitution et la tenue des
élections législatives et présidentielles. Même avec un taux de croissance économique de
4.5% 50 à prix courants) la sécurité des
tunisiens doit être placée également comme priorité absolue face aux
développements de la guerre contre le terrorisme en Afrique du Nord, mais Dieu
merci la Tunisie est en sécurité.
Un moment d'incompréhension...
Quelques jours avant la fin des vacances du printemps, Tunis pour moi ressemble encore plus à une prison à ciel ouvert qu'autre chose. Plus isolé que jamais, je n'ai plus aucun contact avec les membres de ma famille. J'habite toujours chez mes parents et ceux-ci adoptent à mon égard une attitude à la fois hostile et méprisante.
Personnellement, depuis que j'ai eu mon bac, je n'ai jamais cessé de penser que la souffrance due au traitement particulier que m'ont réservé mes parents et beaucoup de ceuc qui me connaissent se retournerait contre eux un jour ou l'autre Je comprenais mal pourquoi j'étais élevé avec une telle dureté (privé de vêtements neufs ou d'argent de poche) et empêché par conséquence de vivre la même vie que les jeunes gens de mon âge.
Je veux bien l'admettre, j'en veux à la terre entière mais particulièrement ceux dont la vie s'est résumé à me chatier et à me donner le gout du suicide (un acte qui pour moi parait impossible). Je me suis plu depuis pas mal d'années, à apprécier l'expression de la jalousie et de la haine de beaucoup de personnes qui prétendaient m'aimer et à présent, j'ai l'impression que leur jalousie et leur haine ne fait que redoubler. Je ne suis pas dur avec moi-même mais exigent.
Il est 7h40 du matin, au dessus de chez moi, un corridor aérien semble s'être ouvert depuis plusieurs mois. Point de silence ni de quiétude à cause des avions qui passent au dessus de la maison.
Personnellement, depuis que j'ai eu mon bac, je n'ai jamais cessé de penser que la souffrance due au traitement particulier que m'ont réservé mes parents et beaucoup de ceuc qui me connaissent se retournerait contre eux un jour ou l'autre Je comprenais mal pourquoi j'étais élevé avec une telle dureté (privé de vêtements neufs ou d'argent de poche) et empêché par conséquence de vivre la même vie que les jeunes gens de mon âge.
Je veux bien l'admettre, j'en veux à la terre entière mais particulièrement ceux dont la vie s'est résumé à me chatier et à me donner le gout du suicide (un acte qui pour moi parait impossible). Je me suis plu depuis pas mal d'années, à apprécier l'expression de la jalousie et de la haine de beaucoup de personnes qui prétendaient m'aimer et à présent, j'ai l'impression que leur jalousie et leur haine ne fait que redoubler. Je ne suis pas dur avec moi-même mais exigent.
Il est 7h40 du matin, au dessus de chez moi, un corridor aérien semble s'être ouvert depuis plusieurs mois. Point de silence ni de quiétude à cause des avions qui passent au dessus de la maison.
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