Parmi les récents évènements qui secouent l’opinion tunisienne et mettent en exergue l’apathie du
gouvernement face à la criminalité qui vise l’identité des tunisiens la recrudescence de la délinquance qui vise les monuments religieux. Elle montre vers quoi peuvent muter les
groupes criminels en Tunisie après la révolution.
Mais comment donc s’expliquent ces actes ?
Les attaques et profanations des édifices religieux ne sont
pas un fait nouveau. Ils expriment
l’intolérance de certains groupes à la foi et aux croyances des autres. De tels
actes sont perpétrés à travers le monde comme la profanation des cimetières en Europe
par les néo-nazis. Des actes similaires ont également lieu en Afghanistan, où
les talibans ont détruit la fameuse statue du Buddha de Bamyan. Ces derniers
mois, au Mali, les djihadistes d’Aqmi se sont mis à détruire les mausolées de
saints musulmans au dam de tous les habitants de ce pays.
En Tunisie, également, des énergumènes se sont attaqués
récemment aux mausolées de saints tunisiens, édifices faisant partie du
patrimoine mondial de l’humanité. En tout, 35 incendies ont touché les
« dharihs » de saints tunisiens causant l’ire des soufis.
La place des saints tels que Abu al Hassan Chedly ou Ibn Abi
Dhiaf est prépondérante au sein de la population tunisienne tant leurs faits étaient
bénéfiques pour autrui. Il existe actuellement en Tunisie plusieurs confréries
soufies qui tentent de faire vivre le souvenir des saints musulmans en
organisant des sorties et des kermesses à leurs gloires.
Plusieurs arrestations ont été effectuées parmi les
responsables de ces outrages, le pire est qu'ils soient tous tunisiens qui commettent des atteintes à la mémoire des
tunisiens et des musulmans en général.