mardi 29 janvier 2013

L'ignominie des profanations religieuses en Tunisie...


Parmi les récents évènements  qui secouent l’opinion tunisienne et mettent en exergue l’apathie du gouvernement face à la criminalité qui vise l’identité des tunisiens la recrudescence de la délinquance qui vise les monuments religieux. Elle montre vers quoi peuvent muter les groupes criminels en Tunisie après la révolution.
Mais comment donc s’expliquent ces actes ?
Les attaques et profanations des édifices religieux ne sont pas un fait nouveau.  Ils expriment l’intolérance de certains groupes à la foi et aux croyances des autres. De tels actes sont perpétrés à travers le monde comme la profanation des cimetières en Europe par les néo-nazis. Des actes similaires ont également lieu en Afghanistan, où les talibans ont détruit la fameuse statue du Buddha de Bamyan. Ces derniers mois, au Mali, les djihadistes d’Aqmi se sont mis à détruire les mausolées de saints musulmans au dam de tous les habitants de ce pays.
En Tunisie, également, des énergumènes se sont attaqués récemment aux mausolées de saints tunisiens, édifices faisant partie du patrimoine mondial de l’humanité. En tout, 35 incendies ont touché les « dharihs » de saints tunisiens causant l’ire des soufis.
La place des saints tels que Abu al Hassan Chedly ou Ibn Abi Dhiaf est prépondérante au sein de la population tunisienne tant leurs faits étaient bénéfiques pour autrui. Il existe actuellement en Tunisie plusieurs confréries soufies qui tentent de faire vivre le souvenir des saints musulmans en organisant des sorties et des kermesses à leurs gloires.
Plusieurs arrestations ont été effectuées parmi les responsables  de  ces outrages, le pire est qu'ils soient tous tunisiens qui commettent des atteintes à la mémoire des tunisiens et des musulmans en général.