Depuis quelques semaines une vague de "missionnaires" salafistes s'est abattue sur la Tunisie de manière assez surprenante. D'abord, nous avons eu la visite de ce Amr Khaled connu pour son humour et son style inspiré des méthodes de marketing les plus en vogue. Ce prêcheur aurait pour cible la catégorie 18-35 ans et les classes aisées. Il a fait une petite escale de 48h mais a promis de revenir pour se pencher plus longuement sur le cas tunisien. Ensuite, il y a quelques jours, ce fût un autre, Wajdi Ghanim, égyptien également, nettement plus coriace et moins ambigu sur les idées qu'il porte. Cet autre missionnaire est un fervent défenseur de l'excision des femmes (l'orgasme féminin lui pose problème parait-il) et a appelé tous les chômeurs tunisiens au "sacrifice". Enfin, cerise sur le gâteau, M. Tariq Ramadan him-self est venu bénir la révolution tunisienne et sa démocratie naissante dont il critiquait ouvertement la polarisation entre laïques et islamistes. Tariq Ramadan a eu la joie de rencontrer M. le président de la république Moncef Marzouki.
Tout cela pour dire, qu'avec les prurits salafistes à l'intérieur du pays sous forme de sits-in (comme à l'université de la Manouba) ou agressions de journalistes (comme celle de Zied Krichen) ou, encore plus grave, l'incident armé de Bir Ali Ben Khelifa, ces séjours sont véritablement mal-venus et ressemblent davantage à des salves anti-laïques provenant d'associations dont le financement en petro-dollars ne fait aucun doute.
Tout cela pour dire, qu'avec les prurits salafistes à l'intérieur du pays sous forme de sits-in (comme à l'université de la Manouba) ou agressions de journalistes (comme celle de Zied Krichen) ou, encore plus grave, l'incident armé de Bir Ali Ben Khelifa, ces séjours sont véritablement mal-venus et ressemblent davantage à des salves anti-laïques provenant d'associations dont le financement en petro-dollars ne fait aucun doute.