Après qu’une révolution ait eu lieu en Tunisie, toute l’attention
des politiques comme des opérateurs économiques et publics s’est portée vers
les régions intérieures du pays qui souffrent d’un déficit chronique de
développement. Les protestations des citoyens de ces régions montrent le degré
de désespérance dans ces territoires. Mais malheureusement, le mal de la
marginalisation atteint aussi les banlieues des grandes villes et de la
capitale.
Quelques fois même, le citoyen tunisien se demande quelle malchance
a fait qu’il se retrouve dans une banlieue déshéritée de Tunis ?
Qui pourrait se douter que la révolution tunisienne a aussi
eu lieu dans les banlieues des grandes villes tant la qualité de la ville y est
médiocre. L’état des lieux est alarmant tant les carences sont criantes à tous
les niveaux : infrastructures, transport, santé… tout manque !
Prenez l’exemple d’un gouvernorat comme l’Ariana, un simple
déplacement entre le centre de l’Ariana et cité al-Intilaqa peut vous prendre 2
heures ! Il vous serait plus aisé de vous rendre à Sousse, même en train.
Ne parlons pas d’un bus qui fait la desserte entre les deux localités, le 514
de la SNT qui est toujours bondé, personne n’ignore que prendre le bus à Tunis
en heure de pointe rappelle l’enfer tant les gens sont entassés les uns sur les
autres.
Supposons que pour échapper à l’enfer des transports en
commun, vous achetiez une voiture car vous avez économisé de l’argent gagné
sainement ? L’état des routes et des chaussées est catastrophique tant
pour les automobilistes que les piétons ! Certains quartiers pourtant prétendument
viabilisés ressemblent à une mare de boue chaque fois qu’il pleut.
Pour ce qui est de la santé, plusieurs incidents se sont
multipliés dans les hôpitaux pourtant jouissant d’une certaine reconnaissance
pour la qualité du service. Cela est symptomatique de l’exaspération des
citoyens face aux difficultés du quotidien ; chômage, précarité, pauvreté…
De tels cris d’alarme ne doivent pas rester inécoutés !!!
Tant de carences ajoutées
au stress du quotidien dans le travail, les occupations familiales et
les responsabilités, font que vivre en banlieue est une vraie sinécure pour des
citoyens hagards devant le spectacle pitoyable des hommes politiques soucieux d’occuper
une chaise au parlement ou dans un ministère que de servir leur pays. A bon
entendeur, Salut !