vendredi 4 mai 2018

Contrastes autour du succès du gouvernement Chahed...


Conforté par de meilleurs indicateurs économiques; le gouvernement ne cesse de parler de signaux encourageants sur la santé économique du pays après une conférence internationale de l'investissement réussie et le retour à des niveaux prometteurs de la production notamment du phosphate et aussi des exportations. Cette bonne nouvelle arrive à u moment où les tractations politiques vont bon train en vue de la bataille électorale des municipales qui se tiennent avant la fin de 2017. On peut dés lors se poser la question suivante à savoir si cette embellie économique va se poursuivre ?
Tout le monde affirme que le pays a recouvert sa stabilité et que le terrorisme est en passe de devenir un lointain souvenir mais les experts ne le voient pas de cet oeil : beaucoup affirment que des cellules dormantes d'al-Qaïda naissent jour après jour. Autre facteur déstabilisant pour l'économie tunisienne est la possible recrudescence du commerce parallèle notamment avec un pays voisin comme la lybie qui n'arrive pas encore à controler ses frontières et le flux incessant de produits de contrebande en provenance des pays asiatiques et qui arrivent sur le marché tunisien via les trafiquants installés au sud. Si l'administration tunisienne et la garde républicaine ont su juguler l'année dernière ce flux avec des saisies de produits de contrebande ayant atteint 500 millions de dinars (ce qui équivaut à un prêt que la Tunisie contracte sur 5 ans), il faut insister sur le caractère temporaire des ces résultats, il faut une stratégie à long terme qui doit être dessinée par le chef de l'état et le gouvernement. Constater qu'il existe encore des dépôts d'essence de contrebande à travers le pays, que des pratiques mafieuses s'exercent dans tous les domaines de l'activité économique n'est pas rassurant pour qui tient à un retour de la Tunisie sur la scène mondiale en tant pays émergent économiquement. Certes la démocratie est un pas en avant dans la marche de notre pays mais si les réformes ne sont pas mises en oeuvre et soutenues par les partenaires politiques et sociaux, la population risque de ne pas ressentir les bienfaits de la transition démocratique et de tomber dans l'escarcelle des courants extrémistes qui cherchent à revenir sur le devant de la scène après la chute de daech en Irak et en Libye.