Conforté par de meilleurs indicateurs
économiques; le gouvernement ne cesse de parler de signaux encourageants sur la
santé économique du pays après une conférence internationale de
l'investissement réussie et le retour à des niveaux prometteurs de la production
notamment du phosphate et aussi des exportations. Cette bonne nouvelle arrive à
u moment où les tractations politiques vont bon train en vue de la bataille
électorale des municipales qui se tiennent avant la fin de 2017. On peut dés
lors se poser la question suivante à savoir si cette embellie économique va se
poursuivre ?
Tout le
monde affirme que le pays a recouvert sa stabilité et que le terrorisme est en
passe de devenir un lointain souvenir mais les experts ne le voient pas de cet
oeil : beaucoup affirment que des cellules dormantes d'al-Qaïda naissent jour
après jour. Autre facteur déstabilisant pour l'économie tunisienne est la
possible recrudescence du commerce parallèle notamment avec un pays voisin
comme la lybie qui n'arrive pas encore à controler ses frontières et le flux
incessant de produits de contrebande en provenance des pays asiatiques et qui
arrivent sur le marché tunisien via les trafiquants installés au sud. Si
l'administration tunisienne et la garde républicaine ont su juguler l'année
dernière ce flux avec des saisies de produits de contrebande ayant atteint 500
millions de dinars (ce qui équivaut à un prêt que la Tunisie contracte sur 5
ans), il faut insister sur le caractère temporaire des ces résultats, il faut
une stratégie à long terme qui doit être dessinée par le chef de l'état et le
gouvernement. Constater qu'il existe encore des dépôts d'essence de contrebande
à travers le pays, que des pratiques mafieuses s'exercent dans tous les
domaines de l'activité économique n'est pas rassurant pour qui tient à un
retour de la Tunisie sur la scène mondiale en tant pays émergent
économiquement. Certes la démocratie est un pas en avant dans la marche de
notre pays mais si les réformes ne sont pas mises en oeuvre et soutenues par
les partenaires politiques et sociaux, la population risque de ne pas ressentir
les bienfaits de la transition démocratique et de tomber dans l'escarcelle des
courants extrémistes qui cherchent à revenir sur le devant de la scène après la
chute de daech en Irak et en Libye.